
Après une année sans nouveau jeux ni DLC. La franchise Pokémon révèlent avec un nouveau opus de la nouvelle série de spin-off Légendes. Un jeu qui est néanmoins bien différent du précédent avec plusieurs nouveautés. Reste néanmoins que le jeu divisé toujours autant les joueurs sur divers aspects. Mais quand est il vraiment une fois le jeu en main ?
Joué sur la version Nintendo Switch 2 du jeu.
Techniquement bancale
Évidemment, le plus grand débat autour de la licence Pokémon ces dernières années et non sans raison concerne sa technique. Depuis plusieurs opus, et de manière encore plus flagrante sur Switch, les performances techniques des jeux Pokémon sont désastreuses. Mais dans le torrent de critiques qu’on voit sur les réseaux, beaucoup viennent de personnes qui, dès le départ, n’aiment pas la licence, critiquent pour le plaisir de critiquer, sans nuance ni recul, avec une vision très fermée de ce qui est beau ou laid.
Ainsi, ce nouvel opus n’y échappe pas : les critiques fusent sur sa technique. Mais qu’en est-il, au final, manette en main ? Si je juge avec nuance et recul, le jeu ne correspond clairement pas aux standards actuels, même avec une direction artistique semi-réaliste. Toutefois, ce n’est pas un désastre absolu non plus : le jeu n’est pas désagréable à regarder. Je le trouve visuellement correct dans l’ensemble, et même joli dans de nombreux panoramas. Sa direction artistique fonctionne, bien qu’elle manque de finesse et de détails cela reste assez grossier. Et, franchement, il faut arrêter de réclamer une DA photoréaliste pour Pokémon : c’est, selon moi, l’une des pires idées qu’on puisse avoir pour un univers peuplé de centaines de créatures aux styles variés.
Toutefois ce constat de dire que c’est ok c’est en regardant ce qu’il y a eu avant, des désastres. Et dire que c’est mieux car pas désastreux montre qu’on vient de loin mais que c’est pas encore assez. Ce contenter de ça n’est pas une bonne idée en soit. La licence avance certes dans le bon sens, mais cela reste encore trop lent.
Manque de variété et de relief
Néanmoins, bien que le jeu ait un certain charme visuel, il n’en reste pas moins entaché de nombreux défauts graphiques. Le premier, et sans doute le plus flagrant, est le recours massif au copier-coller. Certes, Illumis, la ville principale du jeu s’inspire de Paris, et il est vrai que l’architecture haussmannienne donne une impression d’unité dans la capitale. Mais « partout » ne signifie pas « tout le temps ». Dans le jeu, la ville semble figée dans une répétition sans fin. Peu importe où vous allez sur la carte, vous ne trouverez quasiment aucune variation dans les bâtiments, à l’exception de ceux qui ont un rôle narratif. Et encore, même eux reprennent parfois le style d’autres bâtiments.
Autre défaut notable : le manque de relief des bâtiments. Globalement, les façades sont plates, sans profondeur. Les fenêtres, balcons, pots de fleurs ne sont que de simples images plaquées sur les textures, sans aucun volume. Ce choix accentue l’effet de répétitivité des rues, déjà marqué par le manque de variété architecturale. Et c’est d’autant plus regrettable que les bâtiments liés à l’histoire, eux, bénéficient d’un vrai travail de modélisation ce qui améliore immédiatement le rendu visuel. Ce contraste souligne à quel point un peu de relief et de soin dans les détails peut transformer l’expérience.

À cela s’ajoute le problème des textures, qui restent, bien évidemment, très simplistes et ne contribuent pas à améliorer l’ensemble. Les murs sont recouverts de textures homogènes, sans aspérités ni détails capables de donner du vécu ou de la personnalité aux bâtiments. Les fenêtres, identiques les unes aux autres, sont littéralement collées par dizaines sur chaque façade. Parfois, un peu de lierre est ajouté, sans doute pour varier ou masquer la pauvreté visuelle mais cela ressemble davantage à un cache-misère qu’à une véritable intention artistique.
Cela dit, il faut reconnaître un point positif : le jeu est fluide. Aucun lag notable, même lors des combats de boss riches en effets visuels. Et quand on se souvient de ce qu’étaient Pokémon Écarlate et Violet sur Switch 1, cette amélioration fait franchement du bien.
Des personnages toujours plus soigné
Néanmoins, au milieu de tous ces défauts, je trouve qu’il subsiste quelques points d’espoir. C’est notamment le cas des personnages, dont les designs sont de plus en plus réussis. On pourrait aller plus loin en travaillant davantage les ombres ou le relief. Mais ce sont, selon moi, les persos les plus aboutis visuellement dans la licence. En revanche, la personnalisation de l’avatar reste assez limitée, ce qui entraîne une certaine uniformité entre les joueurs. Heureusement, les vêtements permettent d’ajouter un peu de variété, même si je trouve que les options proposées pour les personnages masculins sont bien plus restreintes que celles pour les féminins.
D’ailleurs, si je poursuis sur les personnages, je les trouve aussi bien plus expressifs, avec un éventail d’émotions et d’interactions nettement plus riche, notamment pour ceux impliqués dans l’histoire. La bande avec laquelle on suit l’aventure est attachante, avec des caractères variés et chacun ses petites histoires ce qui rend le tout un peu plus crédible.

La fin du tour par tour
Le système de combat est une petite révolution pour la série, fini le tout par tour place à l’action. Un peu d’inspiration de chez Monolith pour placé les habituelle quatre attaque sur les quatre touche de la manette façon Xenoblade 2 et 3. Ensuite on a la possibilité de se déplacé autour et d’esquivé via une roulade notamment contre les Pokémons sauvages.
Si face à un dresseur les déplacements peut semble inutile au début, très vite on comprend que non. En effet, les Pokémon eux bouge selon leurs attaques et pour lance la suivante parfois qui doivent revenir vers nous. Et ce petit temps de déplacement fait perdre du temps qui peut être optimisé si nous on se déplace.
Cependant cette mécanique reste très brouillonne. Tente de convertir une système au tour par tour à de l’action n’est pas chose aisé. Ainsi certaine attaque sont inutile, les statistiques n’interviennent pas autant. Notamment la vitesse qui est une composante importante avant. Ici on ne sait pas trop à quoi elle sert, à aller plus vite, sortir les attaque plus vite, les recharger plus vites ? Aucune idée, ce qui donne souvent que celui qui appuie le plus vite à l’avantage. De même, les attaques avec des animations rapide auront l’avantage. Cela n’est pas aidé par le système de verrouillage qui n’est pas parfait, surtout lorsque qu’il y a de nombreux Pokémon.
Cependant excepté cet élément, les combats sont bien plus simple et accessibles. Les fans de combats très stratégique que peut offrir la licence ne trouveront pas leurs plaisir ici. Mais cela semble devenir la norme dans la série des Légendes.
Evidemment ce système prend tout sont sens dans les confrontation face aux boss. Comme dans Arceus le jeu propose des combats spéciaux face à des Pokémon « boss ». Mais ici il sont plus nombreux, varié et propose vraiment quelque chose de sympa où la roulade devient quasi obligatoire. Tout comme la mega évolution qui est obligatoire pour ses combats sous peine d’être très long.
Le Royal ZA
Le Royal ZA est l’une des nouveauté de cet opus, un système de combat entre dresseur pour monté en rang. Cela peut faire peur sur la répétitivité, alors je ne l’ai pas ressenti, mais je peut comprendre que d’autre la sente. Chaque nuit dans la ville une zone dédié au combat apparaît. Et comme dans la série principale avant Écarlate et Violet, tout dresseur qui vous voit vous combat. Toutefois vous pouvez jouer la furtivite pour avoir l’avantage. Et ainsi vous enchaîner les combats jusque partir où le lever du jour. Ces combats rapporte des médailles qui sont converti en argent, un moyen de ce faire des dizaines de milliers en peu de temps.
Mais il y a aussi des points nécessaire pour débloquer des tickets qui donne accès aux combats face a des dresseurs boss qui si vous gagnez vous fera passe au rang supérieur. La boucle est donc simple et se répète, sachant qu’évidement on vous demandera plus de point plus votre rang sera élevé. Mais pour ajouté un petit plus ce mode comporte des défis.
Il sera possible de trouvé dans la zone de combat des cartes qui donne un défis qui sont varié. Ne pas être vu, attaque avec une attaque Méga, avec une attaque type type précis etc… Ces défis viennent apporter un plus qui limite l’effet de répétition, mais c’est léger. Sachant qu’en plus il faut compte sur le relief urbain pour trouver les dresseurs qui peuvent se trouve au sol comme sur les toits. Et que les accès aux toits ne sont pas indiqué sur la carte.
Légendes Pokémon ZA et ses quêtes
Passons maintenant aux quêtes du jeu. Et premier lieu les quêtes du scénario principal. Étonnamment, le jeu est plus long qu’un jeu Pokémon à leurs habitudes, ce qui n’est pas forcément un défaut. Étant dans le lore de Pokémon X/Y les gens peuvent s’attendre à des infos supplémentaires, cependant n’ayant pas fait ces jeux, je ne pourrais pas en parler. Donc l’avis ce basera sur ce qu’offre le jeu uniquement.
Ainsi on commence avec notre personnage qui arrive via l’équivalent du RER dans la capitale de Kalos. Et chose intéressante, on ne sait pas pourquoi on vient ici, c’est mentionné nul part. Mais à peine arrivé qu’on est abordé par l’un des personnages secondaires majeur, qui nous traîne jusqu’à l’hôtel d’AZ et son groupe qu’on rejoint. Et de là on va devoir enquêté sur les Méga Évolution sauvage qui se produise dans la ville tout en montant dans le Royal ZA.
L’histoire est très simple, comme chaque jeu Pokémon. Et elle est basé sur des cycles réguliers, combat contre des Méga Évolution, passage de rang du Royal ZA et etc. Il y a bien quelques coupure avec l’intervention du clan des « méchants », mais rien de transcendant. On peut encore une fois déploré le manque de doublage, notamment dans les cinématiques qui sont pourtant peu nombreuses. Dans son ensemble, le jeu est facile, mais la fin devient plus ardue sans une équipe haut niveau ainsi que certaines quêtes annexes. De même pour le post-game qui se compose de quelques missions bonus.
Une exploration plus limitée
L’action du jeu se déroulant uniquement dans Illumis, évidemment la carte ne va pas être très grande, mais elle n’est pas petite non plus. Je la trouve plutôt bien pensé en terme de taille. Surtout qu’il y a pas mal de choses à faire dans cette villes. Car en plus de la quête majeure, une autre quête fil rouge est disponible. Les recherches de Mystosis qui vous demande divers petites quêtes, attrapé des Pokémon, prendre des cafés, attrape du type fée, etc pour avoir des récompenses. C’est notamment via ce moyen qu’on obtient la masterball et le charme chroma. D’ailleurs ce dernier ne s’obtient pas sans un investissement en jeu conséquent.
Pour le reste le jeu étant un RPG, bah comme tout bon RPG les quêtes secondaires sont anecdotiques. Certaines servent même de tutoriel caché. Ce qui serait une bonne idée si celui-ci ne durait pas aussi longtemps. Toujours aucune option pour passer ce tutoriel quand on connaît la licence. Ainsi les quêtes secondaires ne sont que des via et vient, des combats, des récupération d’objets et autres. Donc rien de très intéressant, toutefois les récompenses ne sont pas horrible et mérite le détour.
Il faut toutefois noté que l’exploration est particulière avec la verticalité de la ville. Car en plus d’exploré les rues on peut exploré les toits, cependant les moyens d’accès sont réduit. Il y a des téléporteurs bloqué par l’intrigue et des quêtes secondaire, un classique. Mais même avec ça, il n’y a énormément d’accès aux toits, même pas de voyage rapide possible. De plus, seul les téléporteurs sont indiqué sur la carte, pas les échelles ni les échafaudages qui sont tout autant présent, voir plus. Cela rend l’exploration des toits plus compliqué, même si elle s’améliore un peu via une compétence apprise durant l’histoire.


