
Le nouvel épisode de la saga Metroid Prime. Un jeu attendu depuis des années. Annoncé en 2017 peu après le lancement de la première Nintendo Switch, il fut développé par un studio tiers, puis Nintendo a changé de stratégie pour redonner le projet à Retro Studios en 2019, studio père de cette saga. Après tout cela, il arrive peu après la sortie de la Switch 2 en cross-gen. Mais maintenant, que vaut le jeu ?
Entre deux générations
Visuellement, le jeu offre de bonnes performances. Pour y avoir joué en mode 120 Hz / 1080p, le rendu est très bon. Ce n’est pas une claque visuelle, mais on est sur une très bonne base. Il y a quelques détails un peu en dessous, mais l’ensemble est cohérent. Le tout est porté par une direction artistique toujours efficace, notamment l’architecture du peuple Lumon que j’ai appréciée.
Niveau gameplay, le jeu reprend les classiques de la licence, sans grande nouveauté. On garde le système des quatre types d’armes, des missiles, des missiles élémentaires ou encore de la boule morphing. La seule nouveauté réside dans les mécaniques psychiques, avec un tir téléguidé et la possibilité d’utiliser les bombes de la boule morphing à la main. Le souci de ces mécaniques est qu’on les utilise peu, surtout pour les bombes. Résultat : il est possible d’oublier qu’elles existent et de se retrouver bêtement bloqué dans des situations simples. C’est dommage, car il aurait pu y avoir plus d’énigmes liées à ces mécaniques, mais cela n’a pas été exploité correctement.
Le jeu conserve donc son système de couloirs remplis d’ennemis, d’objets cachés et de portes devant lesquelles il faut revenir avec le bon équipement : du grand classique Metroid Prime, en clair. Et cela fonctionne toujours autant. On pourrait cependant suggérer que les biomes évoluent un peu, car le niveau de glace ou celui de feu, c’est aussi du « déjà-vu ».
Metroid Prime 4 tente des choses
Mais la nouveauté de ce titre est son monde ouvert qui vient connecter les biomes entre eux. Et c’est un désert, tant dans le jeu que dans son intérêt. C’est la zone la plus moyenne techniquement. Il y a de petits sanctuaires, façon BotW, qui débloquent des améliorations bienvenues. Des ennemis se suicident tout seuls si vous jouez avec le relief, même s’ils sont peu dangereux à vaincre. Mais pour le reste, eh bien, il n’y a pas grand-chose, excepté quelques objets ici ou là.
Cependant, il y a un élément particulier dans ce désert : les cristaux verts, qui sont obligatoires pour finir le jeu. Il y en a dans les sanctuaires, mais il en faudra davantage et vous devrez les farmer en roulant dans ce désert pendant un bon moment. C’est la partie creuse du titre ; même en ayant farmé durant le jeu, il a fallu que j’en récupère de nouveau pendant près d’une heure pour finir. C’est très frustrant, pas plaisant et peu gratifiant.
À noter que l’ambiance sonore de ce désert est très discrète et peu intéressante, ce qui n’améliore pas son état. Ailleurs, les musiques sont sympas ; pas de coup de cœur, mais elles font leur travail d’accompagnement. Enfin, concernant la difficulté, Metroid est connu pour être exigeant. J’ai fait le jeu en normal et je ne l’ai pas trouvé si compliqué, moins qu’un Prime 1. Il y a quelques boss qui m’ont posé problème, mais sans jamais être bloqué plus de deux ou trois tentatives. Certains sont même assez simples à vaincre. Toutefois un mode difficile ce débloque une fois le jeu terminé.


